HISTOIRE DE LA DEONTOLOGIE MEDICALE EN ALGERIE.

HISTOIRE DE LA DEONTOLOGIE MEDICALE EN ALGERIE
 Généralistes
 La déontologie est l’ensemble des principes qui régissent une profession c’est un terne grec signifiant « ce qu’on doit faire ». La déontologie médicale à des racines anciennes, de l’antiquité à nos jours ( Hippocrate , Ibn Sina , Pasteur…….) ont tous recommandé la référence déontologique à l’exercice de l’art médical. Le serment d’Hippocrate reste la première référence déontologique. La définition de la déontologie médicale est donnée par l’article 1. « C’est l’ensemble des principes, des règles et des usages que tout médecin, chirurgien dentiste et pharmacien doit observer ou dont il s’inspire dans l’exercice de sa profession.
 Histoire de la déontologie médicale en Algérie
 Si le code de déontologie médicale prise puise ses sources dans les traditions les plus anciennes, il est de formation récente en Algérie.
 Avant 1962, il avait le code de déontologie médicale Français préparé par des médecins Français .
 En 1963 après l’indépendance il y a eu création d’un bureau de surveillance par quelques médecins Algérien prenant en charge les problèmes déontologiques de la profession médicale.
En 1971 le bureau de surveillance est appelé U.M.A (union médicale Algérienne)
 En 1976 la date à al quelle fut crée le 1èr code de la santé Algérienne et le 1èr code de déontologie Le 16 Juin 1985 fut promulgué la loi sanitaire N° 85.05 relative à la protection et à la promotion de la santé, abrogeant les 2 codes précédents.
 De 1985 au 30 Juillet 1990 la communauté médicale Algérienne est resté s ans code de déontologie. Le 31 Juillet 1990 a été promulgué la loi N° 90. 17 modifiant et complétant la loi 85.05 du 16 Février 1985 dans son article 9 dans le titre IX est désormais intitulé code de déontologie et précisant les modalités de sa préparation et les élections du conseil de l’ordre. Ces élections ont été annules a plusieurs reprise. Jusqu’à 06 Juillet 1992 fut promulgue sous forme de décret exécutif N° 92.276 le premier code de déontologie médical aboutissant au texte actuel . En 1998 fut installé officiellement : Le conseil national à Alger et les conseils régionaux dans différente Wilaya. Leurs rôle est de veiller à l’application des règles contenu dans le code de déontologie médicale et de prononcer la sanction disciplinaires pour tout manquement a ces règles.

 CONCLUSION Le code de déontologie médicale est récent en Algérie son texte contient des éléments fondamentaux permettant de traduire dans l’acte médicale quotidien une morale de comportement digne de cette noble profession qui est la médecine.

Le concept FASTP Technique innovante dans le recouvrement des racines dentaires.

Le but de la chirurgie plastique parodontale est la correction des déformations des tissus mous associées à la perte des tissus attachés et kératinisés. La littérature décrit de nombreuses techniques efficaces de manipulation de lambeaux pour les greffes épithélio-conjonctives, mais celles-ci sont caractérisées par une morbidité certaine et des difficultés pour prélever des tissus de qualité, ce qui a incité les cliniciens et les chercheurs à rechercher des approches alternatives. La fibrine riche en plaquettes (A-PRF), qui s’utilise largement en médecine et en chirurgie orale, représente une nouvelle génération de facteurs de croissance dérivés du sang. Cet article décrit une technique simple et reproductible de recouvrement radiculaire à l’aide du concept FASTP.
La chirurgie plastique parodontale joue aujourd’hui un rôle de plus en plus important en parodontologie. Aux États-Unis, 90 % de la population âgée de 60 ans aura au moins 1 dent avec une récession de 1 mm, tandis que 40 % de cette même population aura au moins 1 site avec une récession supérieure à 3 mm.1 2Sans traitement, la récession gingivale progressive aggrave l’état parodontal et peut conduire à des complications dentaires et pulpaires. La chirurgie plastique parodontale ayant pour but le recouvrement radiculaire, correspond à une série de techniques permettant la correction des déformations des tissus mous d’origine traumatique, ou suite à la présence de plaque. Les objectifs ultimes du recouvrement radiculaire sont la résolution du défaut par un tissu kératinisé et attaché plus épais, la restauration d’un tissu esthétiquement harmonieux, et le rétablissement d’un tissu attaché fonctionnel.3
Lorsque la récession gingivale implique plusieurs dents adjacentes, un seul traitement chirurgical est indiqué pour gérer tout le secteur en même temps.4 Une greffe de tissu conjonctif prélevée au palais et combinée avec un lambeau pédiculé (lambeau de repositionnement coronaire ou latéral), est une alternative fréquente pour le traitement des récessions gingivales. Des facteurs limitants (par exemple, une quantité insuffisante de tissu conjonctif, refus du patient de subir une deuxième chirurgie, morbidité) ont entraîné l’emploi de substituts pour les tissus conjonctifs autogènes.3, 4
En chirurgie plastique parodontale, les greffes allogènes et des xénogreffes sont typiquement utilisés en clinique avec succès, comme substituts pour les tissus dermiques. Servant d’échafaudage et permettant la fibroconduction, la nature du tissu attaché obtenu et la quantité de tissu kératinisé sont controversés.4
Des produits dérivés de la matrice amélaire (EMD) d’origine xénographique utilisés comme agents « boostant » ont donné des résultats clinique et histologique positifs, lorsqu’ils sont associés avec un lambeau de repositionnement coronaire pour induire une régénération parodontale. Les résultats cliniques sont significatifs seulement en comparaison avec un lambeau de positionnement coronaire utilisé seul.4
Il n’y a pas de preuves en faveur de l’emploi des EMD, lorsque des greffes de tissu conjonctif ou des allogreffes sont utilisés comme sites de contrôle. Au cours de la dernière décennie, des modificateurs biologiques dérivés des plaquettes sanguines ont été utilisés, pour améliorer la cicatrisation des tissus durs et des tissus mous. Le plasma riche en plaquettes (PRP) représente la première génération de ces « boosters ». Un manque de facteurs de croissance des tissus durs, un protocole compliqué et une libération rapide, expliquent en partie ces résultats imprévisibles dans la reconstruction des tissus durs et des tissus mous maxillo-faciaux.6
Les résultats obtenus avec l’emploi des PRP pour le recouvrement radiculaire et des chirurgies muco-gingivales sont équivoques. En 2013, Choukroun a introduit les facteurs de croissance d’origine plaquettaire, connus sous le nom d’A-PRF (advanced platelet-rich fibrin). La facilité d’emploi (une centrifugation unique sans agent anticoagulant), la présence de protéines morphogénétiques osseuses, et des propriétés physiques bénéfiques, font de l’A-PRF l’un des facteurs de croissance dérivés des plaquettes sanguines concentrées les plus utilisés aujourd’hui en chirurgie maxillo- faciale.7
Cet article présente les bénéfices et les applications cliniques de l’A-PRF en chirurgie plastique parodontale, en particulier pour le recouvrement radiculaire.
Bases fondamentales : PRF et A-PRF
Le PRF (platelet-rich fibrin) est un concentré de plaquettes de deuxième génération, préparé à partir d’une seule centrifugation, sans ajout d’agent anticoagulant. Le caillot PRF obtenu est une matrice physiologique tridimensionnelle, saturée en plaquettes et leucocytes. Les granules alpha secrétés par les plaquettes piégées dans les membranes secrètent leurs facteurs de croissance, permettant une résorption naturelle des membranes à un taux lent (15 jours).8, 9
Les facteurs de croissance suivants sont libérés : PDGF (platelet-derived growth factor), TGK-beta (transforming growth factor beta), VEGF (vascular endothelial growth factor), EGF (epidermal growth factor) et IGF-1 (insulin-like growth factor-1).8–11
L’A-PRF7 est basé sur le même protocole ; cependant, la composition des tubes est différente (en verre, au lieu de plastique, afin d’augmenter l’effet de chélation [Fig. 1]) et la durée et la vitesse de centrifugation sont réduites (de 2 700 tr/mn/12 minutes à 1 300 tr/mn/8 minutes). Grâce à la modification de ces deux paramètres, Choukroun et al.7 ont démontré des taux plus élevés dans l’APRF de VEGF (responsables d’une néovascularisation rapide), de monocytes (responsables de la libération des BMP), et de la matrice extracellulaire (fibronectine).
D’après Omar et al.12et Rocher et al.13, les monocytes sont une source importante de BMP-2 (bone morphogenetic protein-2) et de BMP-7 (bone morphogenetic protein-7), ce qui fait que l’A-PRF est, un facteur de croissance concentré plaquettaire meilleur et plus puissant que le PRF.
Application parodontale duPRF/A-PRF : Etudes in vitro
Tsai et al.14 ont étudié les effets biologiques du PRF sur les fibroblastes gingivaux humains, les cellules du ligament parodontale, les cellules épithéliales orales, et les ostéoblastes. En culture cellulaire, la prolifération cellulaire a été stimulée par le PRF (augmentation de 20 %), tandis que la prolifération de l’endothélium (en raison de l’emploi de TGF-beta) a été réduite. Ceci suggère que les membranes PRF pourraient être bénéfiques pour la régénération du parodonte.
He et al.15 ont étudié les effets du PRF sur l’adhésion, la prolifération et la phosphorylation cellulaire, a l’aide d ostéoblastes humains. Le PRF était capable d’augmenter l’adhésion et la prolifération des ostéoblastes, tout en activant la production de≪ collagen-related protein ≫ (protéine liée au collagène), ce qui pourrait promouvoir la régénération osseuse.
Les travaux de Kang et al.16 soutiennent le rôle unique du PRF en tant qu’échafaudage et réservoir de facteurs de croissance pour la régénération tissulaire. Un extrait de PRF (PRFe) augmente la prolifération et la migration, et favorise la différentiation des cellules souches alvéolaires humaines. De plus, la transplantation de PRF fraiche dans la calotte crânienne de souris a amélioré la régénération du défaut de taille critique. Dans l’étude de Chang et Zhao17, l’activation par PRF a entrainé l’expression de la protéinekinase (p-ERK) phosphoryles à régulation de signal extracellulaire, et de l’ostéoprotégérine (OPG), preuve de ses actions bénéfiques pour la regénération osseuse. De plus, Huang et al.18 ont démontré que le PRF stimule la prolifération et la différentiation des cellules dentaires pulpaires, par augmentation de l’expression de l’OPG et de l’ALP. Une étude plus recente17 a conclu que l’amélioration de l’expression de p-ERK, d’OPG et d’ALP est susceptible d’être bénéfique pour la régénération parodontale.
Plusieurs études ont évalué l’emploi de PRF comme matériel de régénération pour le traitement des défauts parodontaux.
Dans leur étude de cas, Chang et Zhao17 ont évalué les modifications cliniques et radiographiques des défauts intra osseux parodontaux traités à l’aide de PRF. Ces auteurs ont conclu que le PRF représente une modalité thérapeutique efficace, car son application a entrainé une réduction des poches et une augmentation de l’attachement clinique, de même qu’une augmentation de la densité radiographique postop dans les défauts traités. Sharma et Pradeep19 rapportent une plus grande réduction de la profondeur de sondage, une plus grande augmentation du niveau d’attachement parodontal, et un plus grand remplissage des défauts intra osseux impliquant les 3 parois après traitement par PRF et débridement avec lambeau ouvert, compare aux cas traites avec de l’OFD seul. Dans une autre étude20 sur le traitement des atteintes de furcation mandibulaire de grade II, ces mêmes auteurs ont démontré une amélioration statistiquement significative pour des sites traites avec des PRF et de l’OFD, compare aux sites traites avec de l’OFD seul.
Cependant, dans l’étude de Pradeep et al.,21 qui ont étudié l’efficacité clinique et radiologique des PRF et des PRP autologues pour le traitement des défauts intra osseux chez des patients atteints de maladie parodontale chronique, il n’y avait aucune différence significative entre les deux concentrés de plaquettes.
Techniques de chirurgie plastique parodontale
Très peu d’informations existent dans la littérature. Aroca et al.22 ont comparé les résultats obtenus chez 20 patients traités avec un lambeau a repositionnement coronaire, avec et sans membranes PRF. Après 6 mois, le groupe test a présente une augmentation de la zone de tissu kératinise, mais le taux de recouvrement radiculaire complet était plus bas. Aleksic et al.23 et Jankovic et al.24 ont comparé le tissu conjonctif au PRF comme matériel de greffe pour le traitement de 19 patients, avec des atteintes Classe I et Classe II de Miller. Après 6 mois, aucune différence significative n’a été trouvé entre les deux groupes en ce qui concerne le degré de recouvrement radiculaire ou l’augmentation de la zone de tissu kératinise.
Cependant, la technique a été jugée plus facile à tolérer et a été associée à moins de complications postopératoires dans le groupe traite par PRF, car il n’y avait pas de site donneur intraoral ; ces différences étaient statistiquement significatives.
Tunali et Ozdemir25 ont effectué une étude prospective ≪ split mouth ≫ afin de comparer le PRF et les greffes de tissu conjonctif chez 20 patients, sur une période de 20 mois. Les deux méthodes de traitement ont réduit de manière significative le pourcentage de récession (respectivement 76 % et 77 %) et ont augmenté les niveaux d’attachement clinique (respectivement 2.90 mm et 3.04 mm).
Mécanisme d’action
Le plus grand problème rencontre dans notre analyse de la littérature concerne la comparaison de PRF/A-PRF avec une greffe de tissu conjonctif. Bien que ces deux matériaux aient des caractéristiques physiques similaires, leurs modes d’action et les produits finis obtenus différent.
Une greffe de tissu conjonctif prélevé au palais va transférer son expression génétique (kératinisation) du site donneur au site receveur. Karring et al.20 ont décrit ce concept a l’aide d’un modèle animal. Le site receveur ne contribue en rien à la qualité ou à la quantité du tissu obtenu. Nous appelons ce mécanisme d’action la ≪ fibrogenese≫.
Le modèle A-PRF fonctionne d’une autre manière. Il faut considérer la fibrine comme une matrice biologique ; grâce à une source plus riche en VEGF et facteurs de croissance, l’A-PRF favorise et induit la formation d’un nouveau tissu à partir du site receveur. La qualité des tissus mous du site receveur est donc critique pour le succès de la technique.
S’il existe déjà une bande de tissu kératinise, nous allons promouvoir la fabrication d’encore plus de tissu keratinise. Si, au contraire, il n’y a qu’un tissu muqueux non attaché lâche, nous allons favoriser la formation du même type de tissu de mauvaise qualité.
Nous appelons ce mécanisme d’action la ≪ fibropromotion ≫. Pour que la fibropromotion puisse se produire, il faut satisfaire deux conditions : la biotensegrite et le volume. Ces facteurs s’appliquent aux procédures d’augmentation faisant appel à un quelconque modificateur biologique. L’incapacité de satisfaire ces deux paramètres aura pour conséquence l’échec de l’A-PRF et donc une déception clinique.
Biotenségrité
Ingber27, de la Faculté de Médecine de Harvard, a démontré que les forces positives et négatives (tension et pression) générées à la surface cellulaire sont transférées via le complexe des filaments d’actomyosine, à travers le cytosquelette jusqu’au noyau. Il existe donc un équilibre entre les forces extracellulaires et le compartiment intracellulaire, tant que les forces appliquées sont dans les limites de tolérance de chaque groupe de cellules, donc organes.
La biotensegrité aide à guider la transmission des forces et à orchestrer la réponse, multimoléculaire aux stress de tout calibre dans tous les systèmes d’organes. Lorsque les forces mécaniques externes appliquées sur la surface de la cellule (mécano-récepteurs de surface cellulaire) dépassent les limites de tolérance intracellulaire, une altération de la structure du cytosquelette intracellulaire entraine des modifications de la biochimie intracellulaire et de l’expression génique, qui sont donc différentes de l’expression programmée d’origine. L’une des applications cliniques translationnelles de ce concept est l’impact de la tension du lambeau et la neo angiogénèse.
À l’aide d’un modèle animal, Mammoto et al.28 ont démontré que l’étirement de la muqueuse chez la souris réduit la quantité de VEGF produite, et entraine donc une réduction de la vascularisation du lambeau. Pini Prato et al.29 ont confirmé cette hypothèse dans une étude clinique randomisée contrôlée, conçue pour mesurer la tension d’un lambeau de repositionnement coronaire avant la suture, et pour comparer la réduction de la récession, après un traitement par repositionnement coronaire du lambeau avec et sans tension. L’analyse statistique a mis en évidence le fait qu’une tension de lambeau minime (0.0 g a 0.4 g) favorisait une réduction de la récession, tandis qu’une tension de lambeau plus élevée (4 g a 7 g) était associée a une réduction de la récession moindre. Cet effet négatif de la tension du lambeau s’observe dans les reconstructions osseuses maxillo-faciales. Marx et al.30 ont attribué le succès de leur technique d’augmentation verticale de l’os a un lambeau passif ≪ nontensile ≫ (sans traction), qui maintenait l’intégrité cellulaire du greffon osseux.
Volume
La quantification de toute fibropromotion cliniquement pertinente a l’aide d’A-PRF, nécéssite la récolte d’une quantité suffisante de plaquettes, afin qu’un certain nombre de facteurs de croissance soit libéré.
Ces facteurs de croissance (voir ci-dessus) présents dans le treillis de fibrine serre et bien organise, seront libérés ≪ goutte à goutte ≫ à un rythme constant et stable au cours des 12 à 15 jours suivants (vitesse de résorption des membranes d’A-PRF). C’est pour cette raison que la qualité et la quantité de tissu mous obtenus après la chirurgie, est en rapport direct avec la quantité de matrice de fibrine greffée.
Dans leur analyse histomorphométrique quantitative de la pénétration cellulaire, Gahnaati et al.7 ont évalué la composition des membranes d’A-PRF. Soixante-huit pourcent des membranes d’A-PRF étaient colonisés par les facteurs de croissance plaquettaires récoltés avec les échantillons.
Ces observations, corrélées avec l’expérience clinique des auteurs, les ont amené à conclure qu’il faut 3 ou 4 membranes par couple de dents, pour obtenir une fibropromotion cliniquement visible (Figs. 2–4).
Traduction clinique
La technique chirurgicale que nous proposons est une simplification de la technique d’accès sous périostée par incision vestibulaire,31 et une amélioration de la technique de tunnelisation.32
Incision
L’incision muqueuse verticale permet l’instrumentation horizontale (mesio-distale) et apico-coronaire d’un lambeau de pleine épaisseur, ce qui entraine le relâchement total et le déplacement coronaire passif du complexe muco-gingival papillaire (Figs. 5, 6).
Préparation radiculaire et décontamination
Ce qui suit correspond aux mêmes indications déjà proposées pour les procédures parodontales muco-gingivales. Une préparation radiculaire soigneuse va créer une surface plane ou en négatif, permettant la mise en place d’un plus grand volume d’A-PRF, et une tension du lambeau moindre, et donc, amenant à une résorption membrane-A-PRF (biotensegrite) minime.
La décontamination radiculaire à l’aide d’acide éthylène diamine tetra acétique (EDTA) 17 % (double application pendant 2,5 minutes), enlèvera la boue dentinaire créée par le surfaçage/préparation radiculaire et permettra l’exposition des fibres de collagène tubulaires, améliorant ainsi la qualité du type d’attachement attendu.

source: https://fr.dental-tribune.com/clinical/technique-innovante-dans-le-recouvrement-des-racines-dentaires-le-concept-fastp/
    Article written by:
  • Alina Krivitky Aalam
  • Drs Alexandre-Amir Aalam
  • Joseph Choukroun

Du fauteuil au bloc : l’asepsie en chirurgie au cabinet dentaire.

Bien que souvent rapide, la pose d’un implant est un acte invasif, classé à haut risque infectieux. Il convient de ne jamais négliger le protocole chirurgical, l’association étroite entre ergonomie et asepsie et surtout les antécédents médicaux du patient (cardiopathies, diabète, prise de biphosphonates…)


L’application des mesures d’hygiène et d’asepsie au cabinet dentaire est d’abord une obligation légale, règlementaire et déontologique1+2. Dans votre environnement de travail et lorsque vous pratiquez une chirurgie au fauteuil, vous êtes particulièrement exposés aux risques de contamination croisée : aérosols, salive, sang, méconnaissance des antécédents des patients et leurs contextes épidémiologiques… autant de réservoirs infectieux. Aujourd’hui, votre patientèle est également de plus en plus consciente des risques de contamination auxquels elle est exposée. Elle est susceptible de vous interroger sur les pratiques mises en œuvre pour un traitement en toute sécurité.
La prévention de la contamination au cabinet dentaire repose sur :
  • La stricte observation des mesures d’hygiène, au premier rang desquelles figurent l’hygiène des mains et l’hygiène de la tenue
  • L’application rigoureuse de la chaîne d’asepsie que ce soit au fauteuil, vis à vis de l’instrumentation, des locaux, au niveau de la gestion des déchets…
  • Le respect des règles de préparation du patient
  • La maîtrise de la contamination de l’environnement
Henry Schein vous accompagne et vous propose les produits incontournables afin de pratiquer une chirurgie en toute sécurité et en toute simplicité.
Ensemble, passons du fauteuil au bloc !

Sources :
1 Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, deuxième édition Juillet 2006.
2 Guide de prévention des infections liées aux soins réalisés en dehors des établissements de santé, Janvier 2006.
Dispositifs Médicaux pour soins dentaires, réservés aux professionnels de santé, non remboursés par la Sécurité Sociale au titre de la LPP. Lisez attentivement les instructions figurant dans la notice ou sur l’étiquetage avant toute utilisation.

Un nouvel acteur dans l’éclaircissement dentaire



La plupart des systèmes actuels d’éclaircissement chimique sur dents vitales font intervenir le peroxyde d’hydrogène, sous différentes formes et à une concentration maximum de 6 % concernant la France et le Royaume-Uni. 

Résultat de recherche d'images pour "blanchiment"




Les concentrations pouvant aller jusqu’à 40 % dans les autres pays. Le mécanisme d’action du peroxyde d’hydrogène est simple. Il est décrit et utilisé depuis de nombreuses années dans l’industrie du textile. Pour agir, le peroxyde d’hydrogène se décompose sous l’action de la lumière, la chaleur ou d’activateurs chimiques. Deux réactions sont communément admises : Photodissociation Lumière 2H²O² ———>2H²O + O² (faible pouvoir oxydant) Fig.1 : gamme Blancone : Click, Touch et Stick. Dissociation anionique Ph basique H²O² ———>HO²- + H Tous les traitements chimiques d’éclaircissement des dents vitales et non vitales sont fondés sur la production d’un agent fortement oxydant qui va pénétrer les tissus dentaires pour aller au contact des pigments. La réaction d’oxydo-réduction déclenchera la solubilité des substances colorantes et par la même un effet éclaircissant. Le peroxyde d’hydrogène, le peroxyde de carbamide et le perborate de sodium, employés dans les traitements chimiques d’éclaircissement sont susceptibles, une fois activés, de produire des ions oxydants. Un nouvel acteur de l’éclaircissement dentaire est arrivé en France, il y a quelques mois. Il nous vient d’Italie, c’est le système « BLANCONE ». (fig.1) En quoi ce nouveau système se différencie-t-il de tous les systèmes existants ? (ZOOM, UlTraDEnT, sDI…). La nouveauté de BlancOne réside dans son temps d’application particulièrement court grâce à la technologie biophotonique (oxygène singulet ) qui permet une décomposition plus rapide du peroxyde. Le traitement BlancOne est activé par une lampe laquelle, de par son faible temps d’illumination, n’entraîne pas ou quasiment pas de sensibilités pré et post opératoires. 

Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "Un nouvel acteur dans l’éclaircissement dentaire"

L’endodontie assistée par ordinateur… C’est possible ?

Le succès du traitement endodontique est conditionné par le succès des procédures d’aménagement des voies d’accès, de mise en forme et d’irrigation (nettoyage chimio-mécanique) ; la finalité étant l’obturation tridimensionnelle du réseau canalaire radiculaire. 



L’omnipraticien est parfois confronté à des situations anatomiques nécessitant un plateau technique spécialisé. Figure 1 : lumière canalaire réduite et atteinte parodontale sur 11. Ce cas clinique met en avant une technique issue de l’implantologie et mise au service du traitement endodontique. Une incisive centrale en position de 11 est atteinte d’une lésion endo-parodontale. La première difficulté pour le traitement endodontique est la lumière canalaire réduite difficilement objectivable sur les clichés rétro-alvéolaires de différentes angulations (Fig. 1). La deuxième difficulté réside dans la mobilité de classe 3 de la 11. Les risques majeurs lors du traitement endodontique de cette dent sont la perforation et la fausse route qui seront d’autant plus apicales que la lumière canalaire est réduite.(Estrela et al. 2017) Une imagerie tridimensionnelle est réalisée à l’aide d’une tomographie volumique à faisceau conique (résolution 100 μm, 85kV, 5 mA) pour évaluer la position du réseau canalaire et l’atteinte osseuse péri-radiculaire. (Fig. 2). Byun a décrit en 2015 dans un rapport de cas, l’utilisation d’une impression 3D en résine d’une incisive maxillaire à l’anatomie canalaire perturbée pour réaliser un guide en résine pour la cavité d’accès.(Byun et al. 2015) Dans notre cas, la décision est prise d’imprimer directement un guide dento-porté de type implantaire pour faciliter l’aménagement des voies d’accès, en réalisant une cavité a minima. Les cavités d’accès ninja, ou « truss cavities » sont des cavités d’accès de taille très réduite, qui consistent en une simple trépanation du plafond de la chambre pulpaire en regard du canal à traiter. La résistance à la fracture des dents présentant des cavités d’accès de type ninja serait plus importante que pour des cavités d’accès conventionnelles. (Plotino et al. 2017)

Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "L’endodontie assistée par ordinateur… C’est possible ?"

Cardiopathie valvulaire et soins bucco-dentaires [ lefildentaire]

Les patients souffrant de cardiopathie valvulaire demandent une attention particulière en matière soins bucco-dentaires en raison du risque d’endocardite infectieuse qu’ils encourent. Les indications d’antibio-prophylaxie ont été restreintes en 2015 mais peu de nos confrères sont au fait quant au diagnostic et aux modalités de soins qui ne sont pas développés dans les recommandations. 

Un groupe de travail pluridisciplinaire composé de différents experts de la Société Française de Cardiologie, Société Française de Chirurgie Orale, Société Française de Parodontologie et d’Implantologie Orale, Société Française d’Endodontie et Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française s’est ainsi penché sur la littérature afin de proposer un point de vue d’experts sur l’évaluation et la prise en charge bucco-dentaire des patients atteints de cardiopathies valvulaires. Voici un aperçu de ces nouvelles recommandations : Outils de diagnostic Au-delà de l’examen clinique complet (dentaire, parodontal, muqueux), des techniques d’imagerie notamment le CBCT sont très pertinents pour la détection de destructions osseuses inflammatoires d’origine infectieuse orales ou dentaires. Le groupe de travail propose d’utiliser le CBCT dans certaines situations exigeantes où une sensibilité élevée est nécessaire à la détection des foyers infectieux oraux, notamment en présence de dents présentant un doute au niveau endodontique (restaurations ou lésions périapicales). Gestion thérapeutique La prise en charge thérapeutique implique: l’élimination des foyers infectieux (abcès parodontal, péricoronite…) ; l’extraction des dents compromises avec parodontite apicale symptomatique ou mobilité pathologique (un de temps de guérison entre les extractions et la chirurgie cardiaque est requis dans ces situations); décontamination orale préopératoire avec de la chlorhexidine malgré les divergences sur l’utilisation de la chlorexidine, les preuves actuelles ont conduit le groupe à suggérer l’utilisation de 0,12 % ou 0,2 % de bains de bouche à la chlorhexidine 0,12 % ou 0,2 %, 24 heures avant l’intervention valvulaire (rincer la bouche pendant 1 minute après chaque repas). Gestion parodontale Des enquêtes récentes ont montré que la maintenance d’hygiène bucco-dentaire par détartrage régulier peut réduire le risque de maladies infectieuses. Le groupe de travail préconise le traitement parodontal avant la chirurgie valvulaire. Gestion carieuse Pour limiter le risque de carie dentaire et ses séquelles, le groupe propose l’application topique quotidienne de gel fluoré (1%). La découverte de radiotransparence endodontique apicale sans symptômes (douleur ou gonflement) ou la présence de caries profondes sur une molaire devrait conduire à considérer le traitement endodontique en première intention plutôt que l’extraction systématique des dents. Dentisterie restauratrice et thérapie endodontique La dentisterie restauratrice et le traitement endodontique étaient initialement contre-indiqués chez ces patients sans qu’aucune preuve ne vienne confirmer ce postulat. Le groupe de travail propose d’autoriser la thérapie endodontique sur les diagnostiquées avec une pulpite ou une nécrose pulpaire, mais aussi sur celles présentant une parodontite apicale liée à une lésion endodontique. Bien sûr, ces traitements doivent être effectués sous antibio-prophylaxie. Implantologie orale Le placement de l’implant n’est plus contre-indiqué chez les patients au risque intermédiaire d’endocardite. Cependant, lorsque l’intervention de la valve est prévue, le groupe propose que les mêmes précautions que pour les patients à haut risque soient prises. L’objectif est de proposer un «cadre de pratique implantaire» chez les patients à haut risque d’EI, en tenant compte du risque de défaillance de l’implant ou de complication infectieuse. L’opinion du groupe de travail est qu’il n’y a pas de preuve à contre-indiquer les implants chez tous les patients à risque. L’indication devrait être discutée au cas par cas. Le patient devrait être informé des incertitudes et de la nécessité d’un suivi étroit. Le groupe de travail propose de restreindre le placement des implants dentaires aux patients scrupuleux sur leur hygiène bucco-dentaire et dont le contrôle de niveau de la plaque dentaire est évalué régulièrement (deux fois par an). Il propose également de restreindre le placement des implants dentaires aux patients sans parodontite active, et chez qui la maladie a été contrôlée pendant au moins 1 an. Par conséquent, le groupe de travail propose de contre-indiquer les implants dentaires chez les patients ayant un épisode antérieur d’endocardite infectieuse. Dans d’autres conditions à haut risque (toute valve prothétique et CHD), il n’y a pas de preuves pour contre-indiquer systématiquement l’implantologie orale. Un autre facteur à considérer est la thérapie anticoagulante chez les patients porteurs de valve mécanique. Ces patients, sous traitement anticoagulant à vie, ont un risque accru de saignement, qui devrait être pris en compte pour la chirurgie implantaire. en accord avec les lignes directrices françaises, la mise en place d’implant dentaire est autorisée sans techniques d’apposition osseuse (élévation du sinus, greffe osseuse, etc.). Conditions d’environnement chirurgical Outre les règles scrupuleuses d’hygiène et d’asepsie à tenir, chez les patients à haut risque, une seule dose d’antibiotique est indiqué 1 heure avant la chirurgie implantaire, en accord avec les directives du CES et des États-Unis. Par ailleurs, en prévention du risque de péri-implantite, des implants de surface lisse et n’excédant pas 10mm seront favorisés. 

Source : EM Consulte – Archives of Cardiovascular Disease (2017) 110, 482—494 – Position paper for the evaluation and management of oral status in patients with valvular disease. Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "Cardiopathie valvulaire et soins bucco-dentaires"

[lefildentaire] La technique lingual Liberty.

jigs-de-transfertLes dernières innovations technologiques permettent aujourd’hui à l’orthodontie linguale de couvrir un large champ d’indications. La compatibilité du système Lingual Liberty avec l’utilisation de vis d’ancrage et des élastiques permettent le traitement de cas complexes tels que les supracclusions, rotations, extractions, expansions, etc…

Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "La technique lingual Liberty"

Efficacité des chaînettes élastiques VS les ressorts hélicoïdaux en NiTi.

Source : https://www.sciencedirect.com/journal/international-orthodontics/vol/15/issue/4
Objectif
L’utilisation des chaînes élastiques à mémoire (CEM) récemment introduites pour la fermeture d’espace gagne régulièrement en popularité. Cependant, aucune étude clinique n’a étudié leur efficacité. Pour cette raison, nous avons décidé de mener l’étude qui suit.
Méthodes
Dans cet essai contrôlé randomisé en simple insu et en bouche divisée mené dans deux centres, 21 mâchoires ont été divisées en 42 quadrants. Les deux traitements (rétraction de canine à l’aide de CEM versus ressorts hélicoïdaux en nickel titane [NiTi] [contrôle]) ont été attribués de façon aléatoire aux deux quadrants de chaque mâchoire. L’espace prémolaire a été mesuré en début d’étude et aux 1er, 2e et 3e mois de la rétraction des canines par un orthodontiste travaillant en aveugle. Les vitesses de fermeture d’espace ont été comparées à l’aide d’un test-t apparié.
Résultats
Les vitesses de fermeture d’espace en utilisant les ressorts en NiTi étaient de 1,93 ± 0,62, 1,71 ± 0,75, et 1,36 ± 0,1 mm/mois pendant, respectivement, les 1er, 2e et 3e mois de traitement. Les vitesses de fermeture d’espaces moyennes à 3 mois étaient, respectivement, de 1,67 ± 0,39 et 1,89 ± 0,36 mm/mois dans les groupes NiTi et élastiques (plus rapides dans le groupe élastiques, p = 0,022).
Conclusions
Les chaînettes élastiques à mémoire sont aussi efficaces que les ressorts en NiTi.

Ce que nos dents disent de nous



Les premières prémolaires supérieures comptent parmi les dents les plus fréquemment traitées et font l’objet d’interventions qui vont des obturations au traitement endodontique, à la pose de couronnes et aux extractions (Fig.). Cela n’a rien de surprenant si l’on pense aux notions auxquelles nous confrontent les médias au quotidien : quels dehors devons-nous afficher et que devons-nous acheter pour atteindre l’idéal ? Plutôt que de satisfaire nos désirs affectifs profonds, nous sommes astreints à suivre le troupeau. La première prémolaire inférieure droite reflète notre capacité de réaliser nos projets et la première prémolaire inférieure gauche, notre capacité d’exprimer nos sentiments et nos souhaits dans notre environnement immédiat. 

Une question que soulèvent les premières prémolaires est celle des extractions orthodontiques. Selon l’auteur du livre Quand les dents se mettent à parler, le Dr Michèle Caffin, l’extraction des premières prémolaires affaiblit le sens du soi, et les enfants à qui l’on a extrait les prémolaires ont tendance à se soumettre facilement aux figures d’autorité, quoique contre leur gré. Je ne peux ni confirmer ni infirmer ce postulat car seuls quelques-uns de mes patients ont subi ce traitement, et je n’ai pas été en mesure de les suivre sur une période assez longue. Les deuxièmes prémolaires peuvent être résumées par les mots « je veux créer » ou « mon moi créatif » (Fig. 3). La deuxième prémolaire supérieure droite symbolise ce que l’on veut développer dans le monde extérieur, nos enfants ou nos hobbies, et la deuxième prémolaire supérieure gauche nos dons naturels. La deuxième prémolaire inférieure droite, similairement à la première prémolaire adjacente, témoigne de notre capacité d’accomplir nos projets, particulièrement dans le domaine du travail. Ainsi, après la restauration d’une anodontie au moyen d’un bridge sur inlay, une jeune patiente dans l’indécision a terminé brillamment ses études au grand bonheur de ses parents (Fig. 4). Par contre les figures 5 et 6 sont des photographies de patients chez qui l’évolution professionnelle se place toujours au second rang des priorités. La deuxième prémolaire inférieure gauche correspond à la concrétisation de l’énergie maternelle dans notre propre vie. Une linguoversion, la persistance de la deuxième molaire temporaire inférieure gauche (dent 75) et sa réinclusion dans l’arcade, traduisent une situation dans laquelle l’enfant ne peut, ou ne veut grandir et devenir adulte. Derrière tout cela se cache souvent l’influence de la mère, tout comme dans le cas de l’incisive latérale supérieure gauche en palatoversion, relaté dans la première partie de cet article. Par chance, les mères ignorent généralement cette symbolique et par conséquent, après avoir offert à leur enfant un traitement orthodontique dont l’issue a été un réalignement parfait de la deuxième prémolaire permanente, elles sont stupéfaites de la transformation de leur progéniture, auparavant si docile, en un enfant pleinement conscient de sa personnalité. Les premières molaires (Fig. 7) sont étroitement associées au désir d’être reconnu dans la société comme dans la famille. L’atteinte des idéaux pour améliorer notre position dans la société est liée à la première molaire supérieure droite ainsi qu’à la première molaire inférieure droite, et ces dents reflètent notre vie professionnelle et notre réussite à cet égard. La patiente présentée à la figure 8 avait dû renoncer à sa passion professionnelle en raison de circonstances familiales qui l’avaient contrainte à déménager et demeurer chez elle. Après un traitement endodontique de la seconde prémolaire supérieure droite et de la première molaire supérieure droite (dents 15 et 16), elle a présenté une importante lésion périapicale de la dent 16 quelques années plus tard (Fig. 9). Elle n’avait probablement pas encore accepté sa nouvelle situation. La première molaire supérieure gauche symbolise l’expression de notre sensibilité. Étant donné que cet aspect est souvent réprimé dans notre société moderne, cette dent est aussi très souvent traitée. La première molaire inférieure gauche reflète notre désir d’être aimé. Cette dent est souvent restaurée et est très vite associée à des résultats affligeants. Par exemple, les figures 10a–e montrent une patiente chez qui cette dent s’était fracturée après une rupture sentimentale. Un examen radiographique avait révélé que toutes les autres dents étaient demeurées intactes. Les deuxièmes molaires correspondent à nos relations avec le monde qui nous entoure et particulièrement avec nos proches (Fig. 11). Les deuxièmes molaires droites, tant supérieures qu’inférieures, révèlent par leur état et leur alignement, les aspects ordinaires de la vie quotidienne. Certaines situations qui se répètent à longueur de temps, que nous considérons souvent comme banales, qui nous agacent, mais auxquelles nous sommes incapables d’apporter un changement, peuvent se refléter dans ces dents. Les deuxièmes molaires gauches peuvent montrer l’harmonie des relations avec les membres de notre famille. Une de mes jeunes patientes se démenait pour faire face à une relation triangulaire permanente au sein de sa famille. Un traitement endodontique était indiqué pour sa deuxième molaire supérieure gauche, alors que l’ensemble des dents ne présentait pratiquement aucune lésion carieuse (Fig. 12). Le frère, qui n’avait pas été confronté à la situation de sa soeur, ne présentait aucun problème dentaire. Dans ce contexte, je voudrais souligner que les dents reflètent les circonstances de la vie selon la perception subjective de la personne concernée. Pour nous dentistes, les troisièmes molaires sont généralement d’un intérêt secondaire, contrairement aux chirurgiens et aux endodontistes qui peuvent s’enorgueillir des canaux radiculaires de formes bizarres parfaitement obturés dans ces dents. D’un point de vue holistique toutefois, les troisièmes molaires expriment l’énergie interne d’un individu (Fig. 13). La troisième molaire supérieure droite correspond à nos efforts d’intégration dans le monde physique et le monde spirituel. La troisième molaire supérieure gauche représente la crainte du rejet de ces deux mondes. La troisième molaire inférieure droite est un baromètre de notre énergie physique. Si l’on se penche sur les particularités des troisièmes molaires, on découvre les problèmes typiques de l’adolescence, auxquels une jeune personne fait face au moment de l’éruption de ces dents. Par exemple, j’ai pu constater à plusieurs reprises des éruptions compliquées de troisièmes molaires inférieures chez des étudiants en période d’examen, lorsqu’ils sont plus vulnérables, tant psychiquement que physiquement. J’adopte une approche très conservatrice vis-à-vis des extractions radicales et préventives des troisièmes molaires car je considère qu’elles jouent un rôle important dans l’équilibre énergétique de tout l’organisme. Pour en apprendre bien plus sur ce sujet, je vous recommande de lire le livre du Dr Michèle Caffin, chirurgien-dentiste française : Quand les dents se mettent à parler. J’espère aussi que les facettes des vies professionnelles et émotionnelles de vos patients que vous observerez dans les dents de vos patients vous réserveront une foule de découvertes intéressantes. 

cette publication est la seconde partie d’un article paru pour la première fois dans Cosmetic Dentistry 2/15. Et dans le journal Dental Tribune France 1/2018 Une liste complète des références est disponible auprès de l’éditeur.

source: dental tribune

Prise de teinte personnalisée en 3 étapes : vers une meilleure collaboration cabinet / laboratoire



Comment gérer une teinte complexe au laboratoire et au cabinet dentaire ; exercice toujours compliqué tant dans la communication de la teinte pour le praticien que dans la réalisation pour le prothésiste. La réalisation de la céramique témoin avec my shade guide de smile line peut répondre dans de nombreux de cas à cette exigence.

Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "Prise de teinte personnalisée en 3 étapes : vers une meilleure collaboration cabinet / laboratoire"

Le 1ER système de détection de caries sur turbine.


GACD, leader de la distribution d’équipements et consommables dentaires, annonce la commercialisation en exclusivité pour la zone Europe, du tout premier dispositif de détection de caries sur turbine FLUORESCE™ HD, une innovation LARES Research. Ce système unique au monde permet au praticien d’identifier par fluorescence et en temps réel la dentine cariée, tout en fraisant la dent. Cette innovation, qui s’annonce déjà comme une véritable révolution dans le traitement des caries, est sélectionnée pour le Prix de l’Innovation de l’ADF 2017. Raccord Fluoresce ™ HD et lunettes filtrantes Le raccord pour turbine FLUORESCE™ HD, de type Multiflex* comprend une ampoule LED à très haute intensité (405nm UV) qui permet de mettre en évidence les porphyrines émises par les caries en les « colorant » en rouge. Les tissus sains apparaissent quant à eux en vert. Le praticien, grâce aux lunettes filtrantes adaptées, peut identifier les caries précisément et effectuer le fraisage de la dent en temps réel, tout en préservant les tissus sains et les matières composites qui pourraient déjà exister. Lorsque toutes les zones colorées en rouge ont été retirées, la restauration de la dent peut être directement envisagée. Cette méthode d’excavation par fluorescence F.A.C.E (Fluorescence Aided Caries Excavation), parce qu’elle permet une identification et un traitement rapide, précis et complet des tissus infectés, induit une diminution remarquable du temps passé au fauteuil. Le patient peut bénéficier quant à lui, d’un soin moins invasif et donc plus confortable, qui garantit la préservation des tissus sains, et prévient le risque de reprise de carie. * Multiflex est une marque déposée de Kaltenbach & Voigt GmbH, Allemagne Gacd.fr stand 1r01 

Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "1ER système de détection de caries sur turbine"

Parodontite et maladie d’Alzheimer

Les personnes atteintes de parodontite sévère sur une durée de 10 ans et au-delà présenteraient un risque accru de 70% de développer une démence à un âge reculé. C’est ce que nous indique les résultats d’une étude présentée dans la revue Alzheimer’s Research and Therapy qui alerte sur ce facteur prédictif, même si le risque de développer la Maladie d’Alzheimer dans ce cas reste mineur soit environ d’1%. Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "Parodontite et maladie d’Alzheimer"




Une précédente étude du King’s College de Londres suggérait déjà qu’en cas de démence avérée, la maladie parodontale était bien associée à une aggravation des symptômes cognitifs, chez des personnes déjà déficientes. Cependant, le préalable, dans la précédente étude, était que ses participants avaient déjà été diagnostiqués avec une forme de déclin cognitif ou de démence ce qui n’est pas le cas dans cette nouvelle étude. Des chercheurs de l’Université médicale de Chung Shan et du Centre médical de la Défense nationale, de Taiwan ont mené cette étude de cohorte, afin d’évaluer le lien entre parodontite et risque de démence dont de maladie d’Alzheimer, à un âge plus reculé. Ces derniers ont exploité les données du Programme national d’assurance maladie de Taiwan, couvrant 99 % des résidents et sélectionné un échantillon aléatoire de 1 million de personnes, représentatif de la diversité de la population (tous critères confondus). 2 groupes de personnes de 50 ans et plus, ont été sélectionné : l’un composé de 9.291 participants souffrant de parodontite et l’autre, apparié au premier groupe pour l’âge et le sexe, de 18.672 participants qui en était exempts. À l’issue de cette étude, 115 participants soit 1,24 % du groupe diagnostiqué « avec parodontite » et 208 participants, soit 1,11% du groupe « exempts » avaient développé une maladie d’Alzheimer. Après 10 ans, l’analyse révèle que : la présence d’une parodontite durant au moins 10 années est associé à un risque accru de 70 % de déclarer la Maladie d’Alzheimer ; Un lien probable entre les 2 maladies peut être mis en évidence, cependant il pourrait s’expliquer par d’autres facteurs de confusion et de santé. Néanmoins, non seulement l’hygiène bucco-dentaire est essentielle à l’âge avancé car elle conditionne l’équilibre alimentaire et la nutrition mais elle apparaît comme un indicateur de santé générale dont, au fil des études, de santé mentale. 

source : Alzheimer’s Research & Therapy August 8 2017 DOI: 10.1186/s13195-017-0282-6. Association between chronic periodontitis and the risk of Alzheimer’s disease: a retrospective, population-based, matched-cohort study Retrouvez cet article sur : www.lefildentaire.com - "Parodontite et maladie d’Alzheimer"